Trump truck

Dans quelques jours, Donald Trump va devoir décider de l’avenir des États-Unis au sein de l’accord de Paris pour le climat. Alors qu’il brandit la menace d’un départ,  il se heurte désormais à l’opposition… des géants du pétrole.

Chaque jour, des éléments nous prouvent que nous avons changé d’époque avec l’élection de Donald Trump. La Chine, pourtant très réfractaire à l’idée de se soumettre à un accord sur le climat durant les mandats de Barack Obama fait désormais la leçon écologique à Donald Trump. L’Empire du milieu, toujours dirigé par le parti communiste, se permet même de tresser des lauriers au libre-échange et de mettre en garde le nouveau président contre les dangers du protectionnisme.

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Qu’importe, le président continue de nier l’impact de l’homme dans le réchauffement climatique (quand il n’estime tout simplement pas que le changement climatique est un « canular entretenu par la Chine pour affaiblir l’économie américaine »), rouvre les centrales à charbons, fait tourner l’industrie à plein tube et nomme Scott Pruitt, un climato-sceptique notoire, à la tête de l’APE (agence de protection de l’environnement).

Industrie du pétrole contre climatosceptiques

Agissant de la sorte, le président américain continue de s’isoler, ralliant contre lui évidemment la totalité des démocrates mais aussi une partie grandissante de farouches républicains et d’industriels. Et l’on en arrive à des situations ubuesques, où les géants de l’industrie américaine, comme General Motors supplient Donald Trump de revenir à la raison et d’accepter la réalité du changement climatique. Point d’orgue de l’absurdité de cette situation : les mastodontes du pétrole Exxon Mobile, Shell et BP se sont rangés du côté de la fille du président Ivanka Trump et implorent le président de ne surtout pas quitter la table des négociations. Ben Van Beurden, PDG du leader mondial du pétrole Royal Dutch Shell a ainsi rappelé la semaine dernière qu’une sortie de l’accord de Paris « affaiblirait considérablement les États-Unis ».

Mais en face d’Ivanka Trump, de son mari Jared Kushner, des pétroliers et de la quasi-totalité de la classe politique américaine, il y a Scott Pruitt, qui continue à marteler que la sortie de l’accord est « une nécessité » pour les États-Unis, et surtout Steve Bannon, l’éminence grise du président, également férocement climatosceptique.

Donald Trump, qui avait promis d’annuler purement et simplement l’accord de Paris durant sa campagne, devrait se prononcer sur ce sujet les 26 et 27 mai prochain. Et s’il y a peu de raison d’être véritablement optimiste, puisqu’il répète à l’envi que l’accord n’est « pas légalement contraignant » nul doute que les positions des géants pétroliers pourraient le faire réfléchir.

 

 

 

Quand les pétroliers demandent à Trump de respecter l’accord de Paris

Category: Environnement
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