SpaceX Dragon v2

SpaceX, l’entreprise fondée par le milliardaire Elon Musk, a bouleversé l’agenda de l’exploration spatiale. À coups d’annonces frissons et d’investissements massifs, ce nouvel acteur privé entend bien marcher sur les plates-bandes des institutions comme la NASA. Et surtout les devancer dans la quête martienne.

Alors que l’exploration spatiale subit de plein fouet les coupes drastiques dans les budgets publics, elle jouit pourtant d’un regain d’intérêt pour le grand public. Elon Musk a bien intégré ces deux tendances et multiplie les actions de communication sensationnelles et les projets pharaoniques, tout en grignotant du terrain sur les marchés publics.

Retour sur le futur de SpaceX en quelques dates.

2016 : cette fois, on explose pas en vol

Falcon Heavy, le lanceur lourd de la firme américaine effectuera son premier vol fin avril/début mai. L’impressionnante fusée, la plus grosse sur le marché à l’heure actuelle, devrait être un produit phare de SpaceX, qui espère bien conquérir encore des marchés publics. L’US Air Force a d’ailleurs d’ores et déjà signé plusieurs contrats de lancement. Elon Musk espère également qu’elle permettra d’oublier le gros plantage de Falcon 9 en juin dernier:

2017 : un taxi pour l’espace

La NASA, visiblement peu rancunière et surtout désireuse de ne plus passer par les vaisseaux russes Soyouz, a choisi SpaceX parmi les deux « prestataires » (l’autre étant Boeing) chargés de ravitailler la Station Spatiale Internationale. La mission comprend également le transport d’astronautes à destination de la Station et leur retour sur Terre. Cette sorte de « mission taxi » sera l’occasion pour SpaceX de tester pour la première fois son module habitable Dragon V2 en vue de son objectif principal : Mars.  

2026 : l’homme sur Mars

Car effectivement, en 2026 nous marcherons sur Mars selon le patron de SpaceX. Quand la NASA a annoncé envoyer un ou plusieurs hommes sur la planète rouge à horizon 2035, Elon Musk s’est fait un malin plaisir à devancer l’agence et à renchérir. « J’ai bon espoir que les premières personnes à décoller pour Mars le soient d’ici 10 ou 12 ans », déclarait-t-il en 2014 à la chaine CNBC. Précisant qu’il était important « à plus long terme d’établir une ville autosuffisante et de rendre possible la vie interplanétaire ». « Nous n’en serions pas là sans l’aide de la NASA », précise-t-il quand même. Fair play. Les choses ne devraient pas en rester là. Après avoir annoncé son intention de bombarder la planète rouge pour la rendre habitable, puis de se rétracter (il ne voulait en réalité « que » créer un deuxième soleil, artificiel, pour réchauffer la surface de la planète), Elon Musk devrait nous réserver encore quelques surprises.

SpaceX, seule sur Mars ?

Category: Espace
0
2352 views

Join the discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *