seabubble

Des voitures volantes. Difficile de trouver mieux comme incarnation du futur. De Fantômas au Cinquième Élément, en passant bien sûr par Retour vers le futur, la voiture volante fait partie des fantasmes classiques de science-fiction. Mais elle pourrait devenir réalité dès l’année prochaine, grâce à Alain Thébault et ses « bulles volantes ».

Alain Thébault souhaite assouvir un des plus vieux rêves de l’Homme : dompter autant les airs que les mers. Mission presque accomplie grâce à son hydroptère et le navigateur Eric Tabarly, puisqu’ils ont en quelque sorte fait « voler un bateau ». Désormais, c’est avec sa SeaBubble qu’il veut relever un nouveau défi : faire naviguer les citadins sur les artères fluviales.

Essai en juin, production en 2017

Sortes de bulles (d’où leur nom, SeaBubble, oui oui)  de quatre places, les engins possèdent quatre ailes et deux petits moteurs électriques qui les tiennent au-dessus de l’eau. Seules quatre grandes dérives toucheront l’eau afin de les stabiliser. Totalement électriques, ces bulles se rechargeront par panneaux solaires ou en bornes.

Et nous pouvons espérer voir nos rêves de voitures volantes se réaliser, car Alain Thébault se sait suivi. Anne Hidalgo soutient en effet le projet. « Je souhaiterais, si possible, que Paris soit la première capitale à tester les deux premiers prototypes de vos bulles volantes électriques sur la Seine, dès le printemps » lui a indiqué la maire de la capitale.

Les premiers prototypes sont d’ores et déjà en cours de préparation et une première démonstration est attendue à Paris pour juin. Dès lors, Alain Thébault espère que ses bulles seront produites en masse dès l’année prochaine.

Des bulles partout en 2035

« Dans un premier temps, il y aura des chauffeurs, estime Alain Thébault. Mais rapidement, notre véhicule peut devenir autonome ». Et en effet, les difficultés à lancer des voitures autonomes en pleine ville seront moindres, puisqu’il s’agit là de naviguer au-dessus des voies d’eau, moins encombrées.

Concernant la vitesse, il ne faut pas s’attendre à un bolide puisqu’elle devrait être contrainte à 18km/h dans Paris. Et pour le coût, il est estimé à environ 12 000 euros pour une bulle. Une somme, donc. Mais moins cher qu’un voiture neuve, que le Français paient en moyenne 24 000 euros.

Alors, gadget ou véritable moyen de transport du futur ? Alain Thébault y croit dur comme fer : « dans 20 ans, il y aura des bulles partout », prédit-il.

 

Se déplacer en bulle volante. Les plus anciens lecteurs de Spirou se rappelleront peut-être de l’œuf de Karamazout, de la série Sophie :

Sophie oeuf

Des voitures volantes à Paris dès 2017 ?

Category: Urbanisme
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